Pourquoi je suis devenue vegan

Devant les nombreuses recettes vegan récemment publiées, vous avez dû vous en douter: je suis devenue vegan, depuis un mois et demi maintenant. Cet article va expliquer les causes et conséquences de ce choix.

Tout d’abord, comme je l’avais déjà évoqué dans cet article, j’ai été malade pendant des années. 5 ans maintenant.

Cancer? Raté. Maladie rénale, comme je l’ai de nombreuses fois dit? Raté. (Oui j’ai menti. Vous allez comprendre pourquoi.) Maladie cardiovasculaire? Non plus. Non, ma maladie à moi était dans la tête, même si elle a eut des répercussions physiques. J’ai été malade psychologiquement. J’en ai été hospitalisée et déscolarisée pendant des mois. J’ai été dépressive, suicidaire, accro aux scarifications, mais surtout boulimique et anorexique. Et je l’affirme haut et fort: le veganisme est en train de me sauver la vie.

Reprenons depuis le début: fin 2015, début 2016, l’idée de devenir végétarienne commence à me tarauder l’esprit. Pas pour de bonnes raison: arrêter la viande et le poisson pourrait peut-être me faire perdre du poids, chose que je cherche absolument à faire après avoir repris dix kilos en un mois à cause de la boulimie courant septembre/octobre. Mais parallèlement, je commence également à réfléchir à la cause animale, et décide d’arrêter la viande bon marché, donc notamment la viande de mon hôpital de jour, dont je me doute qu’elle n’est pas produite avec des veau gambadant joyeusement dans un pré. Je mange régulièrement de la viande le soir, souvent du jambon ou du blanc de poulet. Puis un second déclic survient, cette fois-ci en sens inverse: je veux reprendre une alimentation normale, sans me priver, et je pense encore que la viande est indispensable. Je me remet donc à en manger une à deux fois par jour (plutôt deux d’ailleurs). 3ème déclic vers avril/mai, cette fois-ci sur la condition animale: je me remet à délaisser la viande le midi pour préférer une viande plus « éthique » le soir.

Petit saut dans le temps jusqu’au 6 juillet 2016: ce jour-là, j’entre dans une clinique soin étude (clinique qui soigne les jeunes atteints de troubles mentaux tout en leur permettant de poursuivre leurs études). Selon les « codes » que je me suis donnée, je n’y consomme pas de viande, juste parfois du poisson quand il n’est pas pané (c’est à dire rarement).

Vers ces jours-là, suite à une publicité sur FB, je m’abonne à une page, L’Animal est une personne, qui me fait réfléchir. J’y découvre plein d’horreurs sur l’industrie de la viande et du lait. L’idée de devenir vegan fait doucement son chemin. Le 14 juillet, je trouve enfin le temps de regarder ce documentaire dont tout le monde parle, Terriens. Il me choque profondément (les images sont très, très violentes) et me fait sauter le pas: je veux devenir vegan. C’est assez simple à la clinique, où on mange un peu ce qu’on veut, et où je peux m’alimenter comme je le souhaite. Le week-end, je jongle entre les excuses bidons, que j’utilisais déjà avant à cause des troubles alimentaires. Les vacances arrivent, et je résolus d’en parler à mes parents. Pour m’aider, j’achète un livre de Mathieu Ricard, Plaidoyer pour les animaux. J’y réapprends beaucoup de choses, sur les conséquences environnementales, éthiques et de santé de la consommation de produits animaux. Je finis par en parler à mes parents, et même si ils ne sont pas très chauds pour le végétalisme, ils sont d’accord pour le végétarisme. Je n’en ai cure: je continue mon alimentation vegan en commençant doucement à végétaliser mon mode de vie.

 

Les conséquences: je remange des matières grasses, des féculents, du chocolat (vegan), des pâtisseries (vegan) des gâteaux des aliments plaisirs etc. Je mange avec grand plaisir. Je ne compte plus les calories. Au supermarché je choisis ce qui me fait plaisir et non pas le plus sain/moins calorique. Je pète la forme. Je me sens en accord avec moi-même. Mon poids est normal et stable. Je ne fais plus de crises de boulimie. Je vomis beaucoup, beaucoup moins (à une certaine période je me faisais vomir 3, 4 fois par jour).

Si vous voulez voir mon quotidien avec les troubles alimentaires, je vous invite à me suivre sur mon Instagram et sur mon blog dédié aux troubles alimentaires

Si certains se posent la question, en effet c’est en grande partie à cause/grâce aux troubles alimentaires que je suis autant passionnée de cuisine.

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